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Mercredi 27 février 2008
si j'avais su que ça me ferait aussi mal
d'aimer à la folie la lumière de ses yeux
si j'avais su que les heures deviendraient infernales
sans le souffle de ses mains sur mon ciel bleu

si j'avais su que ça me ferait aussi mal
d'embrasser à pleine bouche ses lèvres de miel
si j'avais su que je ne serais plus qu'un homme bancal
sans la musique de ses chants dans les rêves de mes oreilles

si j'avais su que ça me ferait aussi mal
de déshabiller caresseusement cette femme
si j'avais su que je deviendrais un petit animal
sans le nectar de ses arômes dans les creux de mon âme

si j'avais su que ça me ferait aussi mal
de l'aimer au-delà de toutes mes frontières
si j'avais su que mon corps deviendrait aussi sentimental
sans toutes les étoiles de ses univers...

mais ce n'est pas avec des "si" qu'on bâtit une vie
il faut savoir oser sans jamais hésiter
et qu'importe si on redevient tout petit
on ne grandit réellement que dans l'humilité

à vous tous qui souffrez d'être abandonnés
à vous qui vous retrouvez seuls après des années
de partage de tendresses et de douceurs
posez je vous en prie une main sur votre coeur

sentez-vous ces battements, ce rythme lancinant
là tout au fond, au centre de votre propre étoile
telles les vagues tendresse de l'immense océan
il vous invite à hisser la grand-voile

allez quoi l'univers est vaste et peuplé de tant d'îles
n'ayez pas peur d'aimer à nouveau et de vous laisser aimer
et même si l'on dénoue encore plus de votre vie le fil
vous serez riches de tout cet amour chaque jour partagé

car nous sommes riches de tout ce que nous vivons
et si nous savons regarder que voyons-nous
que rien ne dure jamais qui que nous soyons
riches ou pauvres ce sont les mêmes larmes sur nos joues

je vous tends la main frères et soeurs terriens
poète à mes heures je vous offre ce que je suis
puisse ma plume s'imbiber du sang de vos chagrins
et mes vers les transformer en éclats de vie...

Par eric
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Mercredi 20 février 2008
et si je devais mourir demain
que resterait-il de mes mains?
je ne sais rien construire
juste parfois écrire

et si je devais mourir cette nuit
que resterait-il de ma vie
je n'ai jamais rien bâti
mais je suis entouré d'amis

et si je devais mourir tout de suite
tout seul dans ce corps que j'habite
moi qui déborde de tendresse
mon âme s'envolerait ivre de caresses

et dites-moi si j'étais sans avenir
si je n'étais déjà plus qu'un souvenir
sous la plume envolée
d'un poète désincarné

eh ! bien vous savez quoi
je continuerai quoiqu'il en soit
à vous écrire des mots d'amour
à vous la seule vraie lumière de mes jours...

je vous aime Pauley, Anne-Lise et tous ceux qui me font l'immense honneur de me lire et de partager leurs poèmes et leurs émotions...

Par eric
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Lundi 4 février 2008
bonjour à tous ceux et toutes celles qui passeront par ici,

voici que le temps de l'hiver était venu pour mon coeur amoureux
loin des bruits de la ville quelque part au delà de mes pauvres yeux
je regardais mes mains tout juste si elles savaient encore écrire
aligner quelques mots avant qu'aujourd'hui ne soit plus qu'un souvenir

j'aurais pu les laisser s'envoler prendre leur indépendance
mais il y avait au fond d'elles tellement de peurs, de folles espérances
que j'ai craint qu'elles ne brisent leur élan contre le mur de l'ignorance
celui qui fait croire que l'on sait alors qu'on a oublié l'enfance

je voulais juste voyager librement de regard en caresses
sans jamais me soucier des pensées parce que débordant de tendresse
mais la peine a déchiré mon coeur l'éparpillant sans égard
aux quatre coins d'un monde qui n'est plus qu'un quai de gare

il y a ceux qui fuient leur vie parce qu'ils n'y voient que du noir
et ceux qui rêvent d'une vie plus facile sans aucun désespoir
ceux qui sont fatigués de marcher seuls dans les rues de leur nuit

et ceux qui sans cesse chaque fois qu'ils regardent regardent avec envie

je ressens en mon âme la souffrance de chacun des êtres de ce monde
valse lancinante qui danse avec mes larmes sans répit chaque seconde
j'ai voulu m'enfermer derrière des murailles à jamais impénétrables
mais le coeur ainsi devient à la lumière de plus en plus imperméable

alors j'ai décidé d'ouvrir mes bras mes oreilles enfin tout mon être
de devenir finalement pour chaque chagrin une sorte de fenêtre
que chacun pourrait à sa guise ouvrir sans limite sur son propre soleil
car quand la pluie épouse la lumière elle devient arc-en-ciel...

prenez tendrement soin de vous et que la paix soit dans vos coeurs, vos regards et chacun de vos gestes...
Par eric - Publié dans : universalite
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Mardi 15 janvier 2008
j'avais allumé la télé comme je le fais parfois pour passer le temps, avoir une présence, me tenir au courant aussi. et puis, j'ai vu le visage de cette femme, Clara Rojas. une lumière dans la grisaille de ce monde. cette femme qui vient de passer des années dans des conditions terribles de captivité dans la jungle colombienne est apparue entourée dans un halo de lumière qui m'a totalement bouleversé... j'ai comme tout le monde vu des femmes magnifiques mais cette femme est au-delà de la beauté physique. il se dégage d'elle une aura absolument incroyable. ainsi il est des gens qui possèdent en eux une lumière si forte qu'aucune ténèbre ne pourra jamais l'éteindre...

et si nous possédions tous cette force en nous?

je vous aime et vous envoie toute ma tendresse...
Par eric
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Lundi 24 décembre 2007
bonjour à vous tous,
en cette veille de noël, je m'en viens vous parler d'une femme dont l'histoire m'a ému jusqu'aux larmes...
cette femme de paix est retenue quelque part dans la jungle colombienne depuis maintenant presque 8 ans. 8 ans ! imaginez tout ce que vous avez vécu ces 8 dernières années... bien sûr, elle n'est pas la seule. ils sont près de 3 000 personnes ainsi retenues contre leur gré pour je ne sais quelle revendication. et pour parler franchement, je m'en fous de leurs revendications, parce que rien au monde ne peut justifier que l'on retienne de force des êtres contre leur gré. rien ! à part la folie de l'ego humain. lui seul peut trouver des justificatifs à tout cela...

sur un rebord d'une fenêtre de mon humble demeure
au milieu de deux plantes qui ont perdu leurs fleurs
trône le beau portrait d'Ingrid Béthancourt
à qui j'envoie le plus tendre de mes amours

vous qui n'avez pour seule musique que le chant
des souvenirs merveilleux de vos doux enfants
je vous en prie madame entendez mon message
j'ai été tant bouleversé par votre visage

ils ont osé vous filmer espérant peut-être
ouvrir dans nos coeurs le trou béant d'une fenêtre
comment pourraient-il savoir que nous vous aimons
au delà de la folie des hommes, des frontières

pardon madame mais je vous serre contre moi
chaque jour que dieu fait et même les autres
j'y mets toute la tendresse de mon coeur en émoi
puissent mes mots être de votre liberté les apôtres

oscillant sans cesse entre les pleurs et les rires
nous croyons avancer librement dans nos vies
nous sommes si souvent prisonniers de nos désirs

que nous en oublions d'apprécier cette vie

je vous offre ma joie d'être parmi les vivants
triste parfois mais capable d'immenses bonheurs
quand enfin je réalise dans l'amour du présent
que nous sommes tous porteurs d'un magnifique coeur...

prenez tendrement soin de vous. et aujourd'hui plus que jamais, je vous le demande, songez à dire à tous ceux que vous aimez combien vous les aimez...
mille tendresses


Par eric - Publié dans : universalite
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