souvenirs

Publié le par eric

Je me souviens d’une chanson de mon enfance qui parlait de collines et d’une Coraline. Je me souviens de choses plus lointaines aussi mais au fond quelle importance tout cela.

 

J’ai regardé la mer caresser la lune

Allongé à moitié nu sur le couchant d’une dune

Je me souviens de ces milliers de grains de sable

Courant sur moi insectes si longtemps détestables

J’ai encore l’odeur de ta peau jasmin et orgie

Qui rendait si longues les journées de mes nuits

Et le long et lancinant rythme de ton cœur

Quand couché sur ton sein je rêvais au bonheur

Ma main se souvient encore du lissé de tes cuisses

Alpiniste éperdue cherchant la meilleure glisse

Mais là où je te trouvais la plus belle mon amour

C’était quand tu dormais abandonnée le long du jour

Ta confiance en la vie faisait alors plaisir à voir

Même si tes cris parfois rappelaient ton histoire

Tu es partie par un petit matin d’été

Vers la vie sans chagrin dont tu avais tant rêvé

Je suis resté seul ici me demandant chaque jour

Comment te rejoindre au plus vite mon amour

« Si tu observes attentivement une fleur

m’as-tu dit un soir de bonheur,

Tu me verras dans chaque pétale

En train de tenir mon journal

J’y parle d’une attente éternelle

Là, cachée quelque part dans ton ciel

Mais prends ton temps mon amour

Ici je n’ai que quelques jours

Je ne suis encore qu’une enfant

Qui se contente de l’indicible présent

Si tu veux voyager sur mes voies inhumaines

Il te faudra apprendre à diminuer tes peines

Ici on ne vit pas quand on est aussi triste

Que toi et tes chagrins égoïstes

Mais prends ton temps ma lumière

Il est si petit cet univers

Il te suffit de rester immobile

Dans un éclat de rire fragile

Pour permettre à ton cœur

De croiser à nouveau mes bonheurs

Allez mon amour cesse de pleurer

Tes larmes d’écume et de rage

Et sèche ton visage

Tu sais bien que quand la mer se retire

C’est toujours pour mieux revenir »

Une brise légère s’est levée

Pour me dire que je n’avais pas rêvé

Mais le vent raconte tellement d’histoires

Il a le don de mélanger les mémoires

Mon amour est parti mais c’est moi qui suis absent

Caché derrière mes mots aux accents indécents

Je suis là je me plains de ce vide infini

Que j’ai créé quand elle est partie

Je suis descendu dans le jardin un soir

Ecouter une fleur me conter cette histoire

Car malgré tout la vie continue

Même si elle vous laisse à moitié nu…

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Publié dans universalite

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P
Ce poème est extrèmement émouvant et beau, encore bravo pour le plaisir de mes yeux !
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