soirée hôtel
hier, dîner en amoureux dans une créperie. nous ne nous quittons pas desyeux et je vous avoue que ce n'est pas de galette dont j'ai faim mais d'elle. le désir grandit au fur et à mesure que s'écoule la soirée. nous ne prenons pas de dessert tant nous avons hâte de nous retrouver nus dans une chambre. quatre hôtels plus tard, nous en dénichons enfin un qui a une chambre de libre. pas trop tôt! pas trop tard non plus!
je la regarde retirer ses vêtements
dévoiler peu à peu sa belle peau sucrée
nue, offerte, ses yeux me caressent doucement
ils réveillent en moi le sens du sacré
légères mes mains s'envolent vers ses paysages
avec la délicatesse d'un souffle elles se posent
tendrement de chaque côté de son visage
mais jamais ô non jamais elles ne s'imposent
puis elles se laissent glisser le long de son cou
afin de déposer sur ses frêles épaules
le baiser de mes dix doigts qui devenus fous
cherchent, épient, guettent, ressentent et frôlent
elle a les yeux fermés déjà elle s'abandonne
moi je tombe à genoux déjà je déraisonne
telle une feuille d'automne emportée par le vent
je pose son corps nu dessus les grands draps blancs
alors ma bouche emprunte le chemin de ses cuisses
celui qui sans détour mène à la grande source
ma langue oublie mes mots pour devenir malice
et puise dans notre amour d'incroyables ressources
chevauchant le pur-sang qui galope dans nos veines
amoureux nous partons pour des contrées lointaines
et ces voyages fous aux frontières indécises
chaque fois un peu plus nous dématérialisent
nous devenons alors l'espace d'un désir
deux amants égarés nageant en plein mystère
et sans les cris de nos corps se tordant de plaisir
nous resterions sans doute prisonniers de nos chairs...
dévoiler peu à peu sa belle peau sucrée
nue, offerte, ses yeux me caressent doucement
ils réveillent en moi le sens du sacré
légères mes mains s'envolent vers ses paysages
avec la délicatesse d'un souffle elles se posent
tendrement de chaque côté de son visage
mais jamais ô non jamais elles ne s'imposent
puis elles se laissent glisser le long de son cou
afin de déposer sur ses frêles épaules
le baiser de mes dix doigts qui devenus fous
cherchent, épient, guettent, ressentent et frôlent
elle a les yeux fermés déjà elle s'abandonne
moi je tombe à genoux déjà je déraisonne
telle une feuille d'automne emportée par le vent
je pose son corps nu dessus les grands draps blancs
alors ma bouche emprunte le chemin de ses cuisses
celui qui sans détour mène à la grande source
ma langue oublie mes mots pour devenir malice
et puise dans notre amour d'incroyables ressources
chevauchant le pur-sang qui galope dans nos veines
amoureux nous partons pour des contrées lointaines
et ces voyages fous aux frontières indécises
chaque fois un peu plus nous dématérialisent
nous devenons alors l'espace d'un désir
deux amants égarés nageant en plein mystère
et sans les cris de nos corps se tordant de plaisir
nous resterions sans doute prisonniers de nos chairs...
recevez notre amour, puisse-t-il vous aider à trouver la lumière si vous êtes dans le doute.
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